NUMÉRO 4

Les populations concentrées dans les villes ont largement dépassé celles des zones rurales. Le nombre de villes comptant plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions d’habitant·es ne cesse de croître, avec son lot de problèmes grandissants, parfois insolubles : emploi, logement, approvisionnement alimentaire et énergétique, transport (marchandise et humain), pollution et questions environnementales, gestion des déchets, criminalité…

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    NUMÉRO 3

    NUMÉRO 3

    La santé « est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. » Depuis cette affirmation datant de 1946, la santé a été consacrée, deux ans plus tard, comme un droit humain dont les États sont les garants, en tant que droit individuel et collectif

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    Mode de construction, relations de travail et de production en Tunisie

    La colonisation a largement remodelé le système de production des bâtiments en Tunisie, en introduisant des techniques nouvelles, mais surtout, des acteurs nouveaux : les architectes et les ingénieurs en sont les porte-drapeaux. Le jeune Etat des années 50-60, dans sa fougue, s’est vite empressé de planifier et de construire la « modernité », pour mieux l’incarner. Le grand chantier de la modernisation a démarré, d’abord avec des architectes et des ingénieurs étrangers et petit à petit des Tunisiens les ont remplacés. Pendant les 30 premières années, les diplômés étaient certains de trouver du travail, aujourd’hui, la plupart sont certains de ne pas en trouver, particulièrement les femmes. Tout le système de production, de l’enseignement à l’exécution, en passant par la planification et la conception, s’est uniformisé dans le « bon marché systématique».

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    Le néolibéralisme et la production sociale de l’habitat ou pourquoi l’objectif de développement durable n° 11 ne sera pas atteint en 2030

    Le 11e objectif de développement durable suggère des solutions aux problèmes de logement et aux services urbains avant 2030. Cet objectif, comme les 16 autres, ne sera de loin pas atteint en 2030, ni en 2050. Voici pourquoi.

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    NUMÉRO 2

    NUMÉRO 2

    Penser ensemble la montée des mouvements réactionnaires et racistes et la violence du logiciel néolibéral, c’est le credo – et la démonstration – qui animent, modestement, ce deuxième numéro de Lendemains solidaires. Offrant recul nécessaire et point d’appui pour des réflexions ultérieures, ce numéro fait entendre un autre son de cloche. En guise d’entrée en matière, les trois premiers auteurs explicitent le lien entre racisme et maldéveloppement. Dans leur réflexion sur le caractère politique du racisme, les chercheurs Federico Tarragoni et Quinn Slobodian révèlent ensuite la supercherie du « populisme de droite » : le premier en s’attaquant à son profil sociopolitique et le second à son profil économique soi-disant « anti-système ». Sont ensuite étudiés divers visages de l’exclusion – promoteurs fascisants de l’Hindutva, l’idéologie du suprématisme hindou, l’apartheid israélien, le régime bolsonarien... – en lien avec le phénomène global de maldéveloppement à l’ère de la mondialisation néolibérale. Fidèle à son approche, notre revue présente des analyses et des expériences de lutte par pays/régions ainsi que des éléments de réponses concrètes émanant des mouvements sociaux. Elle donne enfin la parole à des expert·es du système des Nations Unies. Bonne lecture !

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    Le droit à la ville dans le système onusien

    Les mouvements sociaux définissent le droit à la ville comme « le droit de tous les habitants, présents et futurs, permanents et temporaires, d’habiter, d’utiliser, d’occuper, de produire, de gouverner et de disposer de villes, villages et établissements humains justes, inclusifs, sûrs et durables, définis comme des biens essentiels à une vie pleine et décente. »1. Le droit à la ville n’est pas consacré en tant que tel dans les instruments internationaux de droit humain, il s’agit plutôt d’un ensemble de droits et de libertés à destination des citadins et villageois : droit à un logement convenable, droit à un environnement sain, droit à la participation à la prise de décision, liberté de circulation, etc.

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    Le droit au logement et le droit à la ville au Brésil

    Lorsque nous parlons du Brésil, nous parlons d'un pays qui a aboli l'esclavage en 1888 sans pour autant donner de droits à ceux et celles qui ont été souffert [ni à leur descendance ndlr]. Il n’y pas non plus de discussion au sujet des réparations auxquelles ils et elles auraient droit. C’est pourquoi les mouvements sociaux jouent un rôle de premier plan dans les réparations pour l’esclavage, en luttant pour un logement décent, pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires, ainsi que pour des soins de santé de qualité qui s'adressent à tout le monde.

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